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MARDI
: 17h30 Place des Moulins à Crest (proximité Champion)
Sortie cool - endurance.
MERCREDI
: 18h30 Salle polyvalente à Allex
Sauf 1er mercredi du mois : parking Casino Crest
Course à pied en différents groupes, selon les capacités
de chacun.
1er
et 3ème JEUDI du mois : 18h30 Casino Crest
Fractionné
VENDREDI
: 17h30 Crest – Bar du Pont
Sortie cool en endurance.
DIMANCHE
:
Horaire et lieu décidés après concertation et communiqués
par mail.
Sortie
généralement longue (entre 1 et 2h).
Infos complémentaires :
Mary
GAY : mygay@wanadoo.fr 06 82 85 12 67
Vincent LENOIR : vincent.lenoir@raviole.com 06 89 10 76 36
Conseils médicaux aux coureurs des trails.
(d'après
les conseils médicaux aux coureurs de l’Ultra Trail du Mont Blanc)
Dr Laurence POLETTI.
Voici les réponses aux questions médicales les plus souvent
posées concernant la participation aux trails. Nous espèrons
qu’elles vous permettront de bien préparer cette épreuve
et restons à votre disposition pour tout autre renseignement.
Ces informations ne remplacent en aucun cas les recommandations que vous pourrez
obtenir auprès de votre médecin traitant.
LES CONTRE-INDICATIONS et PRECAUTIONS
Existe-t-il un âge limite ?
- Non
Quels sont les risques cardiaques encourus ?
- Le principal risque cardiaque est celui d’un infarctus survenant suite
à la rupture d’une plaque d’athérome dans une artère
coronaire. Cet accident est imprévisible, ne peut pas être détecté
préventivement par une épreuve d’effort, mais heureusement
très rare. Ce risque peut être augmenté par : des
conditions climatiques difficiles, un effort maximal, une déshydratation.
- Les risques coronariens (atteinte des art&egrl?ave;res du cœur) sont
minimes chez les sportifs bien entraînés et ne présentant
pas de facteur de risque cardio-vasculaire.
- A l’inverse, si vous avez déjà présenté
un problème cardiaque ou si vous avez des facteurs de risques cardio-vasculaires (
tabagisme, hypertension, excès de cholestérol , diabète,
surcharge pondérale, hérédité, stress important),
il est fortement conseillé de prendre un avis médical et de
réaliser une épreuve d’effort. Il est possible que
la participation à une course d’ ultra-endurance vous soit déconseillée.
Faut-il réaliser une épreuve d’effort avant la
course ?
- Non, si vous n’avez pas de facteur de risque cardio-vasculaire.
Qu’est-ce que le syndrome de fatigue cardiaque ?
- Il s’agit d’une fatigue du muscle cardiaque, le myocarde, observée
à l’échographie après des épreuves d’ultra
chez les coureurs les plus performants. Ce syndrome est bénin, et récupère
spontanément et complètement en environ 8h.
Peut-on participer à cette course si l’on est :
• Diabétique ?
- Oui, s’il s’agit d’un diabète léger ou débutant,
en prenant en compte les risques d’hypoglycémie liés à
un exercice physique de longue durée (avis médical pour adaptation
de votre traitement, consommation très régulière de sucres
lents, avoir toujours sur vous de l?quoi vous re-sucrer rapidement)
- Dans les cas de diabètes plus importants et insulino-dépendants,
la pratique de l’ultra-endurance est déconseillée. En
effet, l’adaptation des doses d’insuline (ou de traitements oraux
souvent combinés) à la réalisation d’un effort
d’ultra-endurance est un exercice très difficile, et les conséquences
d’un déséquilibre peuvent être graves.
- Dans tous les cas, si vous êtes diabètique, il est impératif
d’avoir une très bonne expérience de l’ultra et
de la gestion de votre diabète pendant l’effort.
• Hypertendu ?
- Oui, mais seulement si votre hypertension est bien contrôlée
par le traitement.
• Hypercholestérolémique ?
- Oui, si cet excès de cholestérol ne s’accompagne pas
d’un risque élevé de maladie cardiaque ou vasculaire (par
association d’autres facteurs de risque, ou si vous avez déjà
présenté un problème cardio-vasculaire tel qu’angine
de poitrine, infarctus, artérite, accident cérébral)
- Il faut savoir que les traitements hypolipémiants qui visent à
réduire le taux de cholestérol peuvent avoir une action nocive
sur le muscle et notamment sur le muscle en exercice. De ce fait, ils peuvent
aggraver un des problème pouvant survenir pendant ou après la
course : la rhabdomyolyse (voir ci-dessous)
• Asthmatique ?
- Oui, si votre asthme est léger et bien traité. Soyez vigilants
malgr&eacul?te; tout par rapport aux facteurs climatiques et à la déshydratation
qui peuvent aggraver cette maladie (tout comme l’effort)
- Un asthme sévère ou mal contrôlé par le traitement
est une contre-indication à l’ultra-endurance
De manière générale, les personnes ayant repris une activité
sportive tardivement, après de nombreuses années d’inactivité,
ont un profil à risque. Un avis médical personnalisé
est recommandé.
LES PROBLEMES MEDICAUX LIES A L’ULTRA-ENDURANCE
• La déshydratation et l’hyponatrémie (manque
de sel)
- Il s’agit d’un problème assez fréquent quand la
course se déroule en ambiance chaude (et humide). La déshydratation
peut s’accompagner dans les formes sévères d’une
importante baisse de pression artérielle par hypovolémie (chute
du volume sanguin)
- Pour l’éviter, il est important de s’hydrater régulièrement,
et capital de prendre du sel avec les boissons. En effet, les pertes concernent
également le sel, et celui-ci est indispensable à la bonne régulation
de l’eau dans l’organisme.
- La concentration de sel dans vos boissons doit être proche de celle
du sang pour que l’absorption soit maximale au niveau intestinal. Sur
le plan pratique, vous pouvez ajouter une pincée de sel dans chaque
boisson (le goût salé doit être peu perceptible). Evitez
les pastilles de sel qui apportent en une seule fois une quantité trop
importante de sel et bloquent l̵l?7;absorption intestinale.
• Les troubles digestifs
- Il s’agit des problèmes les plus souvent rencontrés
par les coureurs. L’absorption intestinale est diminuée pendant
la course, et d’autant plus que celle-ci se prolonge. Ceci se traduit
par diverses troubles, tels que diarrhée ou ballonnements.
- En cas de difficultés digestives, il est préférable
de limiter et d’espacer les prises alimentaires en utilisant des aliments
à haute valeur nutritionnelle (par ex barres énergétiques).
Il est important de ne pas surcharger le système digestif en continuant
à prendre les aliments et les boissons au même rythme :
vous risquez alors un blocage de l’absorption intestinale et une hypoglycémie.
• L’hypoglycémie
- Il s’agit d’une diminution du taux de sucre dans le sang, favorisée
par l’exercice de longue durée. En effet, même si vous
vous alimentez normalement, les réserves en glycogène diminuent
au fur et à mesure de la course et vous pouvez présenter une
« panne de carburant ». Cette panne peut être
renforcée par les troubles digestifs, limitant l’absorption des
sucres.
- L’hypoglycémie peut entraîner une grande fatigue, des
sueurs, des vomissements, une perte de lucidité,
- Pour l’éviter, ayez un apport très régulier de
sucres. Si vous avez des difficultés digestives, prenez des aliments
à haute valeur nutritionnelle (voir plus haut) et réduisez momentanément
votre allure de course afin de diminuer vos l?dépenses énergétiques
le temps que votre confort digestif s’améliore.
- En cas d’hypoglycémie, il est capital de se mettre au repos
complet, et de se resucrer, avec des sucres rapides tout d’abord (qu’on
laisse fondre sous la langue), puis avec des sucres d’absorption plus
lente pour assurer un minimum de restockage du glycogène avant de repartir.
• Le coup de chaleur d’exercice
- C’est un accident relativement rare mais pouvant avoir des conséquences
graves. Une forme plus bénigne est l’épuisement hyper
thermique, d’amélioration rapide.
- Les circonstances favorisantes sont : une température ambiante
élevée, un ensoleillement important, une importante humidité,
l’absence de vent, un habillement empêchant l’évaporation
de la sueur, une déshydratation, un défaut d’entraînement.
- Comment l’éviter ? Par une bonne hydratation et en vous
rafraîchissant dans des endroits ombragés et aérés
dès que possible, en vous acclimatant progressivement à des
efforts en ambiance chaude lors de l’entraînement, en évitant
à tout prix les substances dopantes et l’alcool, en ne courant
pas si vous avez de la fièvre, en ne cherchant pas à vous surpasser
(ce qui peut avoir des conséquences graves sur votre organisme)
• Les problèmes musculaires
- Les crampes sont souvent en rapport avec l’hyponatrémie accompagnant
certains états de déshydratation. Il faut donc prendre de l’eau
et dl?u sel.
- Il y a également des douleurs musculaires posturales, liées
au fait de rester debout en courant très longtemps. Ces contractures
peuvent être soulagées par l’intervention d’un kinésithérapeute.
Certains coureurs ont des problèmes de posture pré-existants
et l’avis d’un ostéopathe peut être utile.
• La rhabdomyolyse et l’insuffisance rénale aiguë
- Assez souvent, les courses d’ultra-endurance s’accompagnent
d’une atteinte musculaire bénigne avec petite destruction musculaire
et largage de myoglobine (composant de la cellule musculaire) . Cela se traduit
par des douleurs après la course et des urines foncées. La récupération
est rapide et complète.
- Bien plus rarement, .cette destruction s’avère beaucoup plus
importante ; il s’agit de la rhabdomyolyse, qui est une destruction
musculaire aiguë, touchant les muscles permettant les mouvements et pouvant
être provoquée, entre autres, par un exercice sportif de longue
durée. La rhabdomyolyse entraîne la libération dans le
sang de myoglobine, qui a une action toxique sur le rein (d’autant plus
affaibli par une éventuelle déshydratation). L’insuffisance
rénale aiguë peut donc compliquer la rhabdomyolyse. Ces problèmes
peuvent survenir jusqu’à 24h après la course. Traitée
à temps, la guérison est totale.
- Le travail excentrique des muscles (ex : les quadriceps lors d’une
descente) et la durée de la course sont des facteurs favorisants pour
cette pathologie, ainsi qu’une ambianl?ce chaude et humide, un épisode
viral, la prise de certains médicaments (voir ci-dessous).
- Quels en sont les signes ? Des muscles tendus, très douloureux,
des oedèmes, des urines rouges foncées mais parfois seulement
des douleurs modérées ou une simple fatigabilité. L’insuffisance
rénale provoque une baisse ou un arrêt du débit urinaire,
une torpeur. Les signes sont parfois peu évocateurs, et il ne faut
pas hésiter à consulter (le diagnostic est fait par un bilan
sanguin) si vous ne vous sentez pas bien, si votre récupération
est anormale.
- Comment l’éviter ? Par une bonne hydratation (prendre
régulièrement des boissons alcalines type Vichy pour limiter
l’acidité des urines et faciliter le travail des reins, ne pas
oublier le sel !), en évitant aspirine et anti-inflammatoires,
en profitant de massages très doux et superficiels (les massages agressifs
aggravent la destruction musculaire)
• Les risques traumatologiques
- La traumatologie aiguë (entorse, fracture) : les risques d’accidents
dépendent beaucoup des chemins empruntés et des conditions climatiques :
soyez prudents !
- La micro-traumatologie est dominée par les fractures de fatigue du
pied ou du bassin, ainsi que les tendinites achilléennes ou du genou.
L’ultra-trail étant une épreuve avec des allures douces,
ces pathologies, liées à la multiplication des chocs et surtout
à leur force, sont plutôt moins importantes que sur d’autres
épreuves plus courtes et plus rapides.
- Soyez attentifs à votre chaussage et nl?e prenez pas le départ
si vous avez un problème non réglé, qui ne pourra que
s’aggraver avec la course.
Quels sont les médicaments à éviter pendant la
course ?
• Il est préférable d’éviter la prise d’aspirine
et d’anti-inflammatoires qui peuvent être toxiques au niveau du
rein, cet organe étant déjà fortement sollicité
par la libération de myoglobine souvent fréquente dans les courses
d’ultra-endurance.
• L’aspirine, et les médicaments hypocholestérolémiants,
peuvent avoir une action néfaste directe sur le muscle (et notamment
sur le muscle en exercice) : ces substances sont à éviter.
• En cas de douleurs, préférez plutôt la prise de
paracétamol (sauf en cas de problème médical tel que
coup de chaleur ou rhabdomyolyse où il est contre-indiqué en
raison de sa toxicité hépatique).
• De façon générale, ne cherchez pas à faire
céder à tout prix des douleurs qui sont des signes d’alerte
de votre organisme et doivent être respectées.
Quels sont les risques liés à l’absorption de
substances dopantes ?
- La prise de substances dopantes peut aggraver ou déclencher
de nombreux problèmes tels que coup de chaleur d’exercice, rupture
tendineuse ou musculaire, fracture de fatigue, pathologie cardiaque…etc…
- De manière générale, le dopage vous fait prendre des
risques m&eacul?te;dicaux, parfois importants, et il est fortement déconseillé.
Il est, par ailleurs, tout à fait contraire à l’esprit
du trail.
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Conseils rédigés avec l’aide précieuse des
Drs Armand TOMASZEWSKI et Eric PAGE.
Pour les personnes désirant faire des tests ou fractionnés, le stade Jean François Armorin de Crest nous est ouvert aux horaires suivantes :
Mardi de 17h à
20h30
Mercredi de 18h à 20h
Vendredi de 17 à 20h30
Et le samedi de 14h à 18h